Détox + Norvège : une combinaison gagnante

La Norvège m’attirait depuis un petit temps déjà, par son calme, ses grands espaces et sa nature grandiose. Combiner un city trip sympa avec un ‘esprit détox’, ce n’est pas évident. Mon souhait était de m’écarter des sentiers battus et du tourisme de masse. Après pas mal de recherches, j’ai décidé de partir pour les îles Lofoten, avec Svolvær en point de chute pour mes six jours détox.

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Après deux escales à Oslo et Bodø, j’arrive finalement à Svolvær. En 1996, ce village de pêcheurs est devenu une ville mais a gardé toute son authenticité, à peine entamée par le tout nouveau Thon Hotel et quelques bâtiments modernes. Mon lieu de séjour donne sur l’eau et est typiquement norvégien. Les hauts sommets montagneux enneigés, l’eau bleue cristalline de la mer et les maisons colorés forment un cadre parfait pour le port de pêche très animé. Idéal pour un trip détox !

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La vie à la norvégienne

Îles norvégiennes riment avec froid pour vous, n’est-ce pas ? Ce n’est absolument pas le cas en été, où le mercure atteint facilement 25 degrés, un peu comme chez nous, donc. En hiver, c’est une autre histoire : les températures tombent largement en-dessous de zéro. Ce qui n’a rien de surprenant quand on sait que l’archipel se trouve à environ 180 km du cercle Arctique.

Cette situation a aussi une autre conséquence météorologique : le soleil de minuit. Le soleil ne se couche pas de fin mai à mi-juillet. Ce qui revient à une journée de 1800 heures, du moins au niveau de la luminosité. Cela semble avoir une influence positive sur la population norvégienne : ils sont enjoués, énergique et de bonne humeur. Chez moi, cela engendre surtout de la confusion et j’ai du mal à me discipliner pour aller me coucher à temps. C’est une expérience assez étrange, à vivre au moins une fois !

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Les Norvégiens parlent bien anglais et sont serviables de nature. Ce qui rend les voyages ici d’autant plus agréables. Un autre aspect typique de la population norvégienne, c’est sa simplicité. Ici, tout le monde est soi-même et peut vivre comme bon lui semble. Cela se remarque à tous les niveaux : la manière d’interagir avec les autres, le style architectural des maisons, les voitures... Je redécouvre la base de la vie, sans se tracasser de ce que les autres pensent et c’est vraiment génial.

Mieux qu’une carte postale

Les îles Lofoten sont composées d'une multitude de petits villages, donc pas besoin de guide de voyage, il suffit d’une bonne paire de chaussures de marche et d’un peu de curiosité. Je me suis mis en route avec une mission : découvrir un des nombreux paysages de carte postale. Vous savez, ces scénarios qui semblent trop beaux pour être vrais.

Après avoir escaladé quelques rochers et quelques passages périlleux près de la ligne de flottaison, j’ai débouché sur un des plus beaux lieux que la Norvège abrite. Quel paysage ! Bien mieux qu’une carte postale car dans la vie réelle, le calme, la nature et l’authenticité laissent sans voix. À l’exception de quelques nouveaux bâtiments, dont je comprends tout à fait la construction compte tenu de la croissance économique, les îles Lofoten répondent parfaitement aux attentes, visuellement parlant.

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Comme je l’avais lu, Svolvær est une ville aux allures de village de pêcheurs. Le paysage urbain est dominé par la Svolværgeita, la ‘chèvre de Svolvær’. Ici, l’économie repose presque entièrement sur la pêche et la navigation. La pêche au cabillaud est une source importante de revenus pour la population. Sur de nombreuses maisons, on voit des constructions entrecroisées où les poissons sont mis à sécher. La ville prend ainsi une apparence unique, baignée par une agréable odeur maritime empreinte de sel. De quoi montrer que l’histoire des Vikings est encore bien vivante en 2019. Après l’avoir fait sécher pendant plusieurs mois à l’air libre, les Norvégiens dégustent leur poisson délicieusement salé. À goûter absolument !

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Comme il n’y a presque pas de restaurants et aucun bar, je décide de faire la cuisine. Dans le supermarché local, on trouve essentiellement des produits norvégiens. Mais les fraises, elles, viennent de Hoogstraten ! Chères ? Je vous laisse deviner ! Les pays scandinaves sont en moyenne 25% plus chers. Au niveau des produits, vous n’avez qu’un dixième du choix que vous avez en Belgique. Cela m’a permis de voir à quel point nous sommes gâtés en Belgique et à quel point il est agréable de ne pas avoir ce stress du choix pour une fois.

Encore un point où les Norvégiens diffèrent des Belges : leur consommation d’alcool. Pour acheter une bouteille de vin ou de spiritueux ici, vous n’avez pas d’autre choix que de vous rendre dans les magasins spécialisés Vinmonopolet, exploités par le gouvernement et pratiquant des horaires d’ouverture stricts. Mais pour une pinte bien fraîche, vous pouvez aller au supermarché, ouf !

Must do: Henningsvær

Ce magnifique village mérite pour moi absolument sa place au Patrimoine mondial de l’Unesco. Hennigsvær se trouve à environ 25 km au sud de Svolvær. La distance parfaite pour s’y rendre à vélo, m’étais-je dit. Mais c’était sans compter le paysage montagneux !

Mon parcours à vélo à travers de nombreux villages longeant la route a finalement pris plusieurs heures et c’est complètement épuisé que je suis arrivé dans le magnifique village de pêcheurs de Hennigsvær. Ouf, ici pas de bâtiments modernes. Au contraire, difficile d'imaginer plus authentique. On sent directement que les Norvégiens sont fiers de ce village de pêcheurs, et à juste titre. Je remarque quelques touristes de nos contrées, ce qui indique que la région gagne en popularité à l’étranger. Mais assez parlé, le vélo, ça creuse !


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Il est temps de prendre un solide lunch. Je m’arrête au Lysstøperi & Café, un endroit très agréable où ils ont l’esprit d’entreprise et d'innovation, ce qui fait que les clients ne manquent pas. Je veux manger local et je ne suis pas déçu avec un délicieux ‘Lakssandwich’ et un ‘Kaffe Latte’. Le ‘laks’, ou saumon, est délicieux avec une salade aux œufs et du smørrebrød.

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Parce que je ne connais pas et comme j’ai bien besoin d’énergie après mes heures de vélo, je commande un plat supplémentaire, du ‘Bacalao’. Le Bacalao est un met typiquement norvégien à base de poisson séché. Légèrement tomaté et délicieusement piquant, la touche finale parfaite pour mon lunch ! Après ce repas royal, je décide de délaisser mon vélo. Le trajet de retour en bus jusqu’à Svolvær est beaucoup moins épuisant !

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Musées

De manière tout à fait impromptue, j’ai visité deux musées pendant mon voyage. Ce n’est pas quelque chose que j’associais directement avec la Norvège, mais je suis content de l’avoir fait ! Le Lofoten War Memorial Museum, par exemple, est très impressionnant. Le musée se trouve au cœur de Svolvær et possède une collection assez étendue d'objets de la Deuxième guerre mondiale. J’ai vu énormément de vêtements de l’époque, miraculeusement intacts. Le reste de la collection laisse transparaître l’atrocité de cette guerre mais aussi le personnage étrange qu’était Hitler. Saviez-vous qu’il avait ses propres boules de Noël ? Et qu’il était un fervent collectionneur de Disney ? Je n’en savais rien, mais je l’ai découvert pendant la visite de ce musée.

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Un peu plus loin, dans le petit village de Kabelvåg, j’ai découvert l’histoire des Norvégiens au temps des Vikings. Le Lofotmuseet illustre comment ils vivaient, ce qui a été préservé et à quel point leur flotte était puissante. Un travail remarquable !


Les iles Lofoten vous offrent donc tout ce qu'il faut pour vous détoxifier, profiter du calme, de la nature et de la vie simple d’un village de pêcheurs. À conseiller !

Rédigé le 31/07/2019 par Bert

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