Le Cap, “South Africa’s beloved Mommy”

En janvier 2018, je suis parti faire un food-trip dans l’une des 5 top destinations de voyage du monde : Le Cap. Après l’effervescence des fêtes de Noël et les dindes qui les accompagnent, j’avais hâte d’y aller ! Alors que la Belgique était plongée dans l’hiver, c’était le plein été en Afrique du Sud. Kom ons gaan !

Mon séjour s’est déroulé dans un loft choisi sur Airbnb. Je suis tout de suite tombé sous le charme de ce loft spacieux, idéalement situé dans Bloem Street, à deux pas de la rue principale, Bree Street, qui traverse le cœur du Cap. Autre élément très important : il se situe dans un endroit extrêmement sûr. La surveillance 24h/24 m’a rassuré, certes, mais elle m’a aussi fait prendre conscience qu’il fallait rester vigilant. Tous les endroits du Cap ne sont pas aussi sûrs. Si vous y allez, séjournez dans un quartier densément peuplé, de préférence dans le quartier touristique du Waterfront ou dans ses environs. La capitale de l’Afrique du Sud compte environ 5 millions d’habitants, dont près de 3 millions habitent dans des townships. Ce serait exagéré d’avoir peur, mais en tant que touriste, il faut rester attentif et se comporter de manière neutre (*).


À mon arrivée, j’ai tout de suite été pris dans cette atmosphère conviviale africaine. Pendant mon transfert en Uber, j’ai été ébahi par ce que j’ai vu : des gratte-ciels, des bars sympas, des chapiteaux trendy,… bref, un mix incroyable à découvrir. Et la légendaire Montagne de la Table? Elle est omniprésente dans la ville!

Mes découvertes commencent dans le quartier du Waterfront,un quartier excentrique à première vue, avec des blocs d’appartements sous haute surveillance, occupés par des Occidentaux. Très vite, je me retrouve au milieu de Belges, de Néerlandais, d’Allemands et de Français. Ici, tout est parfaitement propre et sûr. Et super à la mode ! De grands bus de touristes venus des quatre coins du globe débarquent dans cette ville touristique très prisée. Les anciens entrepôts maritimes ont ici été transformés en galeries ouvertes, regorgeant de petits magasins locaux et d’échoppes proposant une cuisine du monde. Le Watershed Market est juste canon!

Le cadre est magnifique, assorti de yachts somptueux et de restaurants raffinés.

Le deuxième jour, j’ai trouvé mon spot petit-déjeuner! The Jason’s Bakery vous fait déguster des bols de granola, des œufs sunny side up, des smoothies et des viennoiseries maison. Quant à son look industriel brut, il cadre avec la plupart des intérieurs de l’horeca local.

Après avoir pris un bon petit-déjeuner, je mets le cap sur la Montagne de la Table. Le Cap, c’est la Montagne de la Table, et c’est donc un incontournable ! Il ne faut pas confondre la légendaire Montagne de la Table avec Signal Hill, tout au centre, qu’on aperçoit depuis le Waterfront. Faites donc l’ascension de la bonne montagne ! ;-)

Je suis peu entraîné mais j’ai plein de volonté. Je veux absolument gravir la Montagne de la Table et la cocher dans ma bucketlist. Je vous entends déjà me dire: ‘comment et par où commencer?’ C’est très simple: il existe plusieurs itinéraires permettant de faire cette ascension. J’ai opté pour la route Platteklip Gorge, l’itinéraire le plus calme, qui s’étire sur 3 kilomètres. Je m’y mets calmement, en prenant les pauses qui s’imposent. Il faut dire que le soleil est brûlant et qu’il vaut mieux s’enduire de crème solaire et prévoir de l’eau en suffisance. Au sommet, on découvre un restaurant et une boutique de souvenirs, qui sont plutôt là pour des raisons pratiques.

La vue sur son sommet plat caractéristique est tout bonnement à couper le souffle. Notez aussi qu’un téléphérique peut aussi vous amener au sommet. La Montagne est donc accessible à tous!

Bo-Kaap est ma destination du troisième jour ! Ce quartier idyllique se reconnaît à ses maisons de rue chamarrées. Il est plutôt désordonné, mais il est ô combien charmant et en pleine expansion. En raison de l’histoire de ce quartier, son architecture est surtout britannico-hollandaise, et les rénovations ont préservé son caractère authentique. En s’y promenant, on découvre encore des noms de rue néerlandais : Langstraat, Dorpstraat, Buitengrachtstraat,… Amusant ! Un incontournable pour le lunch : Clarke’s (Bree Street). J’y ai mangé la meilleure salade Caesar de ma vie, et j’y suis retourné quatre fois !


Woodstock est ma visite du quatrième jour. Après un déplacement en Uber de 10 minutes, j'arrive à The Old Biscuit Mill, un super projet innovant où de jeunes entrepreneurs vendent leurs créations. Quel bonheur de déambuler dans ces innombrables petites boutiques… Même les amateurs d’antiquités y trouveront leur bonheur !

Samedi, le Neighbourgoods Market touchait à sa fin à mon arrivée, mais j'ai quand même pu ressentir sa densité. Mais attention: ce chouette marché n'ouvre que le samedi de 9 à 15h. Ici, on peut déguster des plats des quatre coins du monde!

Y compris des gaufres belges (Waffles and Dinges). La plupart des gens qui habitent ou circulent ici sont des expatriés de toutes nationalités. Ça en fait un quartier tendance, creuset de cultures, de cuisines et d'entreprenariat créatif. Ne quittez toutefois pas la foule. Vous êtes ici dans le quartier de la gare, où la pauvreté et la criminalité sont plus élevées qu'ailleurs.

Ma cinquième journée est la plus remplie! Alors que j'étais parti vers le nord la veille, je me rends aujourd'hui vers le sud. Je vais visiter Hout Bay, faire une randonné au Cap de Bonne Espérance et aller à la rencontre des pingouins. Je choisis de prendre le bus, une solution bon marché quand on doit faire de longues distances. Je descends vite à Green Point pour me rendre compte que ça en vaut vraiment la peine! Je me prends vite fait un bagel chez Kleinsky’s Delicatessen.

Hout Bay est nettement plus calme et plus populaire que le quartier d'affaires du Cap. Je visite ici le Bay Harbour Market très bruyant, qui me donne l'impression que les fish and chips sont nés ici. Alors que les otaries font le show, je profite de la cuisine locale et d'une plage de sable blanc. Quel bonheur, ce moment de tranquillité!

Si vous allez au sud de la ville, ne manquez pas de pousser une pointe jusqu'au ‘Cap de Bonne Espérance, un nom qui vous dit certainement quelque chose. Petit conseil: j'y suis allé en taxi, après avoir négocié le prix de la course avec le chauffeur. Ici, les bus sont absents et les Ubers sont rares.

Au point le plus au sud de l'Afrique du Sud, je me lance dans une promenade de 4 heures. Je me contente simplement de suivre les sentiers de randonnée et contemple la nature. Prévoyez assez d'eau!

Sur le chemin du retour, je fais une petite escale à Boulders Beach. C'est là qu'il faut aller pour observer les pingouins. Ils sont des centaines à se laisser photographier sur leur territoire. Même si je trouve l'endroit très touristique (il faut payer pour suivre des sentiers balisés au milieu de la foule), je vous recommande cette étape. C'est une autre image de l'Afrique du Sud. Le soir, j'ai mangé au Flamed Burgers, dans Loop Street. Un spot super cool!

Après une nuit de sommeil bien méritée, je fais un saut jusqu'à Dapper Coffee Co, toujours sur Bree Street, évidemment. Son slogan donne le ton: “Enjoy the eyecandy while sipping on a latte”. Bah oui: ici on prend place au milieu de voitures disposées dans une salle d'exposition. À moins qu'ils se réfèrent à toutes les bonnes choses qu'on y sert. Mes pancakes au sirop d'érable étaient canons!

Je consacre mon week-end chillax à la visite de Gardens. Kloof Street, qui regorge d'établissements horeca, est une belle découverte pour les touristes. Calmes et mondains, les quartiers de Gardens et Vredehoek s'étendent sur les flancs de la Montagne de la Table. Tout y étant parfaitement sécurisé, il fait bon s'y promener.

Je redescends en fin d'après-midi pour prendre un lunch tardif au Seabreeze Fish & Shell. Mon Squid Ink & Prawn Tagliatelle m'a coûté un peu plus de 10 euros!

Le soir, je vais au The Fugard Theatre. Au coin d'Harrington Street et de Caledon Street, on est justement en train de tourner un film. Mais nous pouvons pénétrer dans cet imposant théâtre par l'arrière. Mon périple n'aurait pas été complet sans assister à la comédie musicale King Kong. Cette histoire y est interprétée de manière très animée depuis la nuit des temps, devant une salle comble. Et l'atmosphère qui y règne correspond exactement à ce que je cherchais au Cap!

Good to know!

  • El niño

Depuis quelques années, l'Afrique du Sud est confrontée à d'importantes pénuries d'eau et à des périodes de sécheresse prolongées. Combinés à une forte augmentation de la population, ces facteurs provoquent à présent une pénurie d'eau extrême dans la ville. On n'y sert donc plus d'eau du robinet, et pratiquement tous les menus des restaurants avertissent les gens de la gravité de la situation. Partout dans les rues, des affiches et de grands panneaux sensibilisent la population à l'utilisation rationnelle de l'eau. Durant mon séjour, nous étions au niveau 6. Cela représente une consommation d'eau limitée à 50 l par jour, 1 douche maximum toutes les 48 heures, pas de lessive et le tirage de la chasse réservé aux 'grosses commissions'. Ces infos sont d'ailleurs diffusées dès l'aéroport. On s'aperçoit aussi clairement que la population fait attention au Zero Day, le jour où aucune goutte d'eau ne sort des robinets de certains quartiers. La ville recense même la consommation d'eau de chaque adresse dans les quartiers. Oui, la situation est grave à ce point. Mais bon, en tant que touriste, on est bien moins impacté par la situation, même s'il faut en tenir compte!


  • Rand

La devise sud-africaine est le Rand. 100 rands valent un peu plus de 5,00 euros. Dans les restaurants, on trouve régulièrement des plats variant de 100 à 300 rands. C'est plutôt bon marché, pour un bon rapport qualité/prix. Je me suis surtout rendu dans des établissements locaux, à la mode, travaillant des produits frais, souvent préparés maison et proposés à des prix raisonnables.

  • Langue

La majorité de la population parle très bien l'anglais. Ci et là, on entend encore parler l'Afrikaans. Et c'est toujours un plaisir de l'entendre!

Mais surtout: allez au Cap, la ville vaut vraiment le détour!

(*) Tout le monde a sa propre idée de la neutralité. Ce que vous considérez comme excentrique peut paraître commun pour quelqu'un d'autre. Néanmoins, je recommande à tout le monde de ne pas exposer ses appareils électroniques. Les appareils photos et les liasses de billets visibles sont à proscrire dans les rues. My advice after my bloody hold-up: laissez votre passeport et au moins 1 carte de crédit dans votre lieu de villégiature et efforcez-vous de rester dans les quartiers où il y a du monde. J'ai vécu là une sacrée expérience de vie…

Rédigé le 01/02/2018 par Bert

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